Loge maçonnique L'Eau Vive - Grand Orient de France
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Le grand maître du Grand Orient à l'amende

Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France, a été condamné mercredi pour usage de faux. La peine prononcée par le tribunal correctionnel de Paris est symbolique (1 000 euros d'amende avec sursis), mais, s'agissant du plus haut dignitaire de la principale obédience maçonnique française, elle fait mauvais genre. Le faux en question est une convocation d'Assemblée Générale de la SOGOFIM (filiale immobilière du GODF) qui aurait été antidatée.

La SOGOFIM, enjeu politique

Les plaignants, Guy Worms, haut fonctionnaire, ancien membre du cabinet de Pierre Bérégovoy, Hugues Leforestier, directeur du Caveau de la République (un café-théâtre parisien), ou encore Gérard Pappalardo, imprimeur toulousain et ancien grand maître du GO, autant de contestataires internes, reprochaient à l'actuelle direction de l'obédience une tentative de putsch afin de les évincer des instances dirigeantes de la filiale immobilière du GO, Sogofim, en charge de la gestion des temples et qui plombe depuis des années les comptes du Grand Orient. Le 1er avril  2006, à 7 h 30 du matin, un collaborateur du grand maître Quillardet convoquait d'urgence une assemblée générale en vue de révoquer les opposants du directoire et du conseil de surveillance de la Sogofim. La ­ nouvelle ­ majorité du conseil de l'ordre évinçait la minorité ­ anciennement majoritaire.

Il faut dire que l'ancienne direction de la Sogofim refusait de remettre son mandat, malgré la volonté claire du Convent (Assemblée Générale du GODF) de changer les dirigeants de l'obédience. Il était somme toute logique que la direction de la SOGOFIM soit conforme à la direction de l'obédience, actionnaire à 100%.

Cependant, la nouvelle direction emmenée par Jean-Michel Quillardet a sans doute été trop pressée et c'est ce que la justice a voulu signifier par ce rappel à l'ordre, sans contester la légitimité de l'assemblée convoquée.