6ème Salon Maçonnique du Livre. Le samedi 15 novembre et le dimanche 16 novembre 2008, retrouvez les auteurs et éditeurs au Salon maçonnique du Livre, 8, rue Puteaux, à Paris.
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Les blogs de l'Eau Vive Obama : le hasard et la nécessité.
MAM, fiche-toi toi-même !
Convent 2008, la mixité au GODF se précise
Russie : l'Empire contre-attaque
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Rencontre avec 250 ans de Franc-maçonnerie Angoumoisine.

FMA.pngEspace Franquin - Boulevard Berthelot - Angoulême
du 13 au 21 novembre 2008.
Manifestation organisée par les loges d'Angoulème. La Franc-maçonnerie appartient à l’histoire d’Angoulême et y rayonne depuis 1758. Moderne, elle est l’héritière du siècle des Lumières. Discrète, elle se dévoile parfois sans exhibitionnisme et vous invite à l’occasion de la célébration de son 250ème anniversaire à la rencontrer à visage découvert pour connaître ses valeurs, ses idées, ses actions.
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Obama : le hasard et la nécessité

L’événement est historique ce qui signifie que nous parlerons longtemps, et plus encore, de ce qui vient de se passer aux Etats-Unis. Plusieurs pages de l’histoire contemporaine viennent d’être subitement réécrites à la lumière des conséquences de chaque étape : désormais l’élection de Barack Obama s’inscrit dans les conséquences directes des événements qui l’ont précédée, car l’histoire, si elle n’est pas écrite à l’avance, répond malgré tout aux règles de causalité du darwinisme : le hasard et la nécessité marchent ensemble dans la détermination des événements historiques. Il ne s’agit pas de décréter que l’élection d’Obama est l’effet inéluctable de la guerre de Sécession, ce qui serait une sottise ; il s’agit d’inscrire désormais ce gène historique, jusqu’alors invisible ou difficilement perceptible, dans la compréhension des événements du passé récent ou plus lointain. Il s’agit aussi de comprendre comment cette élection constitue la première réponse historique des Etats-Unis au 11 septembre, au désamour de l’Amérique qui a envahi la planète et comment, désormais et quoi qu’il se passe sur le terrain politique, le visage et la perception des USA ont définitivement changé.
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L'Empire contre-attaque.

Il a suffi que le conflit avec la Géorgie montre que la Russie bougeait encore pour que se réveille en Europe la vieille hostilité anti-russe que l'on aurait vite fait de confondre avec l'anti-soviétisme. Peu importe que la Géorgie ait été l'agresseur, tout se passe comme si la Russie n'avait, depuis la chute de l'URSS, plus aucun droit à manifester sa puissance sur le plan international.

La Russie de retour

Quelle naïveté que d'avoir imaginé que la Russie, exténuée par 70 ans de communisme et réduite à la mendicité sous Eltsine, allait se contenter de compter les points indéfiniment entre l'Occident et l'Asie sino-indienne. Même amputé de grands territoires comme le Kazakhstan, la Russie demeure non seulement un immense pays, mais aussi une puissance dont la force repose sur l'extraordinaire unité - à quelques exceptions tchétchènes près - culturelle et linguistique. De Saint-Pétersbourg à Vladivostock, des frontières de l'Union Européenne à celles de la Chine ou du Japon, on parle russe, on pense russe, on est russe. La parenthèse de faiblesse et d'humilité ne pouvait qu'être de courte durée. La Russie a la taille d'un empire, la culture d'un empire et n'aurait su plus longtemps se limiter au poids politique du Luxembourg.

Contrainte de s'aligner gentiment sur les Etats Unis et l'Europe en échange des investissements indispensables à son redressement, la Russie d'Eltsine n'avait plus les moyens de peser sur les affaires du monde, n'ayant pas même eu assez de force pour contenir l'éclatement de ses satellites.
L'étape libérale franchie, il appartenait à Vladimir Poutine de remettre de l'ordre dans la maison, de consolider les frontières, de réaffirmer l'existence de la Russie sur la scène internationale. Sans doute la démocratie n'a pas été gagnante à ce grand ménage et la Russie est revenue à des pratiques historiques de pouvoir, nécessairement centralisatrices et autoritaires dans ce qu'Hélène Carrère d'Encausse appelait jadis l'"Empire éclaté". Etait-ce la seule méthode de rétablir un état fort et de lutter contre la corruption au plus haut sommet de l'Etat ? Une chose demeure certaine : le maître du Kremlin est nécessairement un homme à poigne, quelque soit le contexte de libertés publiques qui règnent dans le pays, tant les forces centrifuges sont actives dans un territoire aussi vaste.

La Russie de Poutine a tranquillement réorganisé son armée, modernisé sa flotte, maintenu et amplifié sa maîtrise spatiale, assuré son indépendance énergétique. Il lui restait à démontrer qu'elle entendait rester maîtresse de ses frontières. L'occasion lui en a été fournie par les sottises de la Géorgie.

L'erreur géorgienne.

Lorsque la Géorgie proclame son indépendance en avril 1991, ses frontières sont issues d'un découpage effectué par Staline, Géorgien lui-même. Afin d'ancrer son pays natal au sein de l'Empire, Staline décroche un morceau de l'Ossétie pour l'intégrer à la nouvelle république soviétique de Géorgie. Lors de l'indépendance de la Géorgie, les ossètes du Sud revendiquent assez naturellement leur rattachement à l'Ossétie du Nord et proclame leur indépendance en 1992. Paradoxalement, la Géorgie revendique le maintien de l'héritage stalinien.
Parallèlement, l'Abkhazie, dont la situation ethnique et historique diffère de celle de l'Ossétie du Sud, proclame son indépendance en 1993 et, après une guerre et un déplacement de population géorgienne (250 000 géorgiens contraints de quitter la région), l'Abkhazie devient indépendante de fait, tout en n'étant pas reconnue internationalement.

Cette situation dangereuse n'aurait pas dû perdurer au-delà de l'installation d'un gouvernement démocratique en Géorgie. Mais il en va autrement dans le Caucase, où les peuples de cette région ont une tradition de s'envahir et de se dominer les uns les autres. Conflits en Arménie, en Azerbaidjan, en Tchétchénie, en Ingouchie...
Le gouvernement géorgien décide le 8 aout 2008 d'investir militairement l'Ossétie du Sud, se sentant vraisemblablement protégé par les protestations d'amitiés des Etats-Unis. C'est une erreur : la Russie n'attendait qu'une occasion comme celle-ci pour clarifier la situation en Géorgie. La suite est connue : l'armée russe entre en Géorgie, défait les géorgiens en quelques heures, s'installe et se retire dans le pays à sa guise, démontrant ainsi tant à la Géorgie qu'à ses voisins ou à leurs protecteurs occidentaux, que la Russie entend rester maîtresse chez elle. Et chez elle, c'est là où son armée entre et sort comme elle l'entend.

La tentation anti-russe.

L'épisode géorgien ne devrait pas constituer un casus belli entre la Russie et l'Europe. Les intérêts américains sont à ce titre sensiblement différents de ceux des européens et l'atlantisme de nos gouvernements devrait malgré tout considérer un simple fait : Le Caucase est loin de l'Atlantique.
Sous l'impulsion revencharde d'anciens pays satellites de l'URSS membres de l'Union Européenne (Pologne et pays baltes), l'UE semble tentée par une stratégie de défiance à l'égard de la Russie.

Rien ne saurait être plus dangereux et contraire aux intérêts européens. S'il y a lieu de rappeler la Russie à la retenue, notamment en ce qui concerne les populations civiles, il n'est ni juste historiquement, ni intelligent politiquement de fragiliser la Russie sur ses frontières. M. Gorbatchev rappelait récemment encore qu'entre l'Amérique du Nord et l'Asie, l'ensemble européen incluant la Russie constituait un élément de multipolarité nécessaire. Personne ne peut raisonnablement craindre la moindre action hostile de la Russie à l'encontre de l'Union Européenne. De la même façon, la Russie entend qu'on lui laisse la marge de manoeuvre qui lui est indispensable dans le Caucase. Il ne s'agit pas de laisser la Russie remettre la main sur des pays aujourd'hui indépendants et reconnus internationalement. Il s'agit de ne pas conditionner son accès aux voies de communication vers le Sud à sa docilité. Il s'agit de ne pas la menacer par des boucliers anti-missiles installés un peu partout à ses frontières, d'abord en Pologne, demain en Géorgie.

Les Etats-Unis proclament que ce bouclier anti-missile n'est en rien dirigé contre la Russie, ce qu'on veut bien croire. Mais comment croire que la Russie puisse conserver son indépendance stratégique si la disposition de ses missiles longue portée est soumise au bon vouloir des américains. Si demain un conflit majeur engage la Russie à ses fontières, il ne lui serait pas permis d'user de ce type de missiles sans risquer de les voir détruits en vol si les américains considèrent dans leur intérêt de les détruire. D'un point de vue russe, ce bouclier est inadmissible et on doit le comprendre. D'un point de vue européen, ce bouclier est la porte ouverte à un conflit direct avec la Russie. Car si une telle éventualité se présentait, la Russie n'aurait d'autres solutions que de détruire les installations du bouclier, sur le sol de l'Union Européenne.

Nos pays d'Europe doivent d'abord se souvenir et ensuite comprendre. Se souvenir que sans la Russie, la deuxième guerre mondiale aurait pris un tour bien différent. La Russie - hors du contexte de domination de l'URSS - est un des pôles de la stratégie de paix en Europe. Comprendre que les intérêts de la Russie ne sont pas dirigés contre nos propres intérêts ni d'ailleurs contre l'intérêt des peuples du Caucase. La Russie n'a pas besoin d'espace, elle en a. Elle n'a pas besoin de ressources, elle en a. En revanche, et c'est un facteur de paix important, la Russie a besoin de débouchés et de voies de communication sécurisées vers l'extérieur. A l'Ouest, par un partenariat serré avec l'UE. A l'Est avec la Chine et le Japon. Au Sud, par la Mer Noire et la jonction caucasienne avec la mer Caspienne. Car la Russie, aussi vaste qu'elle soit ne dispose de frontières libres qu'au Nord : vers les glaces de l'Arctique.

Le temps n'est pas à satisfaire les revanches polonaises et baltes. Le temps est à comprendre que la Russie a des besoins légitimes qui peuvent être satisfaits sans altérer la libertés des peuples, mais sans humilier non plus le grand pays.

3 commentaires publiés sur "L'Empire contre-attaque.".

Posté par Mehdi | le 31 août 2008 à 00:34

Voilà enfin une lecture de l'actualité caucasienne qui a le mérite de prendre le contre-pied de la couverture médiatique du conflit. Merci.
Pour comprendre les causes géopolitiques de ce conflit, et se défier de toute partialité ou de jugements à l’emporte-pièce, il me semble utile comme vous le faites de garder en mémoire un certain nombre de facteurs, comme la présence de « bouclier anti-missile » aux portes de la Russie, la chronologie des évènements (l’invasion géorgienne de l’Ossétie du Sud, qui, soit dit en passant, n’a pas jouit de la même presse que la réaction russe). Parmi les germes multiples et complexes de cette situation, ne peut-on pas évoquer le funeste précédent qu’a représenté l’éclatement de l’ex Yougoslavie ? Je ne suis pas historien, et encore moins géo-stratège… mais je suis assez perplexe devant cette Europe qui condamne presque unilatéralement « l’impérialisme russe » en oubliant bien vite la responsabilité qu’elle a eu dans le morcellement (pour ne pas dire l’émiettement) des pays balkaniques. Nous avons justifié, légitimé et encouragé tant de séparatismes dans cette région, qu’il est assez peu fair-play, aujourd’hui, de balayer d’un revers de manche la volonté d’autonomie abkhaze ou sud-ossète…
Un point que vous avez relevé m’interroge tout de même : parlant des intérêts atlantistes, vous nous rappelez que le Caucase est bien loin de l’Atlantique. Pas plus loin, cependant, que ne l’étaient l’Irak ou l’Afghanistan …
Que dire de la perspective d’un nouvelle guerre froide, spectre incontournable de cette situation nouvelle ? A mon esprit de simple spectateur de cette scène internationale, il vient l’idée que cette guerre froide est assez improbable… pour l’instant. Les Etats-Unis pourraient avoir du mal à soutenir la Géorgie à hauteur des espérances de son président Mikhëil Saakachvili, englués qu’ils sont dans deux conflits majeurs qui leur ont coûté des sommes inavouables, au bord d’une récession qui rend difficile un effort de guerre supplémentaire, fût-il un effort de guerre froide démonstratif …

Posté par Jean-Dominique REFFAIT | le 31 août 2008 à 14:35

L'avènement ou non d'une nouvelle guerre froide ne dépend que de l'Europe, uniquement d'elle. Les anciens pays communistes nourrissent une rancune à l'égard de la Russie, rancune augmentée par des siècles de voisinage difficile. Il appartient donc à un noyau européen fort de maintenir une situation de coopération avec la Russie.

Concernant l'Irak et l'Afghanistan, la situation est différente. L'Irak est une affaire purement américaine dans laquelle l'Europe n'a pu jouer aucun rôle, malgré les oppositions allemandes et françaises.

Pour l'Afghanistan, c'est encore autre chose : il y a eu le 11 septembre, il y a eu des réseaux terroristes découverts partout en Europe et dépendants d'Al Qaida. L'intervention en Afghanistan était amplement justifiée pour se débarrasser des bases logistiques d'Al Qaida et interdire que de nouvelles actions terroristes soient menées dans les pays occidentaux.

Posté par Mehdi | le 31 août 2008 à 21:32

Merci de votre réponse. Je pense comme vous que l’Europe peut avoir un rôle positif à jouer concernant les tensions actuelles dans le Caucase. On peut espérer qu’elle ait un rôle modérateur, et qu’elle batte en brèche l’idée que la dualité Est-Ouest est inévitable, autant que l’idée saugrenue qu’il faille « choisir son camp » (quelle aberration !) . Quoiqu’il advienne, il est à souhaiter qu'un tel conflit de dégénère pas. Car, l’histoire nous a déjà montré que la guerre profite rarement à ceux qui la font ou la subissent (chairs à canon, civils, nous pauvres pèlerins !), mais toujours d’avantage à ceux qui la commandent (les élites dominantes et possédantes, les synarchies…). Ce qui m’amène à refuser, par principe, toute possibilité d’une guerre juste. A ce titre, l’attitude de la Russie ne me semble pas plus louable que n’importe quelle autre attitude belliqueuse. Elle m’apparaît simplement fort compréhensible, à la lumière d’arguments comme ceux que vous avez rapporté dans votre blog.
Concernant les motivations premières de la guerre en Afghanistan, que vous sembler juger très différentes de celles du conflit géorgien, je vous avoue que je suis un peu plus sceptique. Que la présence de réseaux terroristes y soit avérée, je ne le mets pas en doute. Mais que cette guerre soit uniquement et « amplement justifiée pour se débarrasser des bases logistiques d'Al-Qaida et interdire que de nouvelles actions terroristes soient menées dans les pays occidentaux », je vous dirais modestement que cela ne me convainc pas.
Vaincre le terrorisme avec des bombes à fragmentation dans d’arides vallées afghanes ? Si Al-Qaida est un réseau (tentaculaire, mondial, disséminé…), cela signifie qu’il est partout et nulle part à la fois. Il peut alors paraître hasardeux de vouloir le défaire en bombardant sévèrement (très sévèrement…et parfois aveuglément) un ou deux pays de la planète. Alors même que l’on connaît assez bien l’implication de groupes d’intérêts importants situés dans des pays aussi divers que l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Soudan…
Je vois dans cette guerre, comme dans beaucoup d’autres, le fruit d’une stratégie longuement mûrie dans les coulisses du pouvoir et dans la pénombre des Etats-Majors. Avec, certainement, la conviction qu’elle neutralisera quelques chefs terroristes, mais avec également d’autres motifs beaucoup moins avouables. On y sent poindre l’odeur de l’or noir comme on dit parfois que « ça sent le souffre ». L’Afghanistan est historiquement un pays très convoité par les grandes puissances : y instaurer un régime vassal, comme l’a tenté l’Union Soviétique, peut générer un fort retour sur investissement, notamment grâce au formidable réseau d’oléoducs qu’il offre potentiellement. N’oublions pas que l’Asie centrale -particulièrement les pays proches de l’Afghanistan comme le Kazakhstan et le Turkménistan - regorge de ressources énergétiques. Vous me direz peut-être que je vois le mal partout ? Du gaz et du pétrole en pagaille, qu’il faut bien faire passer quelque part, me semblent juste un excellente raison de faire la guerre … Une bonne raison en tout cas pour que des pour-parlers entre la société pétrolière américaine Unocal et le régime taliban, concernant des projets d’oléoducs, aient eu lieu bien avant la vague d’attentats du 11 septembre 2001 (jusqu’en 1998). Une bonne raison également pour que les projets de guerre dans ce pays aient été mis en place par les dirigeants états-uniens dès les années 90 (attention sources très à gauche : « Les Etats-Unis se préparaient à attaquer l’Afghanistan bien avant le 11 septembre », World Socialist Web Site , http://www.wsws.org/francais/News/2001/decembre01/20nov01_guerreafghan.shtml).
Ce qui m’amène à voir derrière la guerre en Afghanistan des motifs assez semblables à ceux de la crise géorgienne, même si, dans la forme, bien sûr, et dans les prétextes invoqués, tout semble opposer les deux situations. La Géorgie est, elle aussi, un pays à forte valeur énergétique ajoutée. « Le deuxième pipeline le plus large au monde, le Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), …] relie les champs pétroliers de la Caspienne au port turc de Ceyhan, en Méditerranée, en passant par l’Azerbaïdjan et le sud de la Géorgie… » (sources : « Géorgie-Russie, les enjeux de la crise », le Monde Diplomatique en ligne, http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-08-15-Georgie ). Si la Russie lorgne sur cet ancien satellite, ou du moins sur l’Ossétie du sud et l’Abkhazie, n’est-ce pas qu’elle tient naturellement, entre autres, à conserver un « droit de passage » concernant l’approvisionnement en hydrocarbures ?

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