Obama : le hasard et la nécessité.
Espace Franquin - Boulevard Berthelot - Angoulême
du 13 au 21 novembre 2008.
Manifestation organisée par les loges d'Angoulème. La Franc-maçonnerie appartient à l’histoire d’Angoulême et y rayonne depuis 1758. Moderne, elle est l’héritière du siècle des Lumières. Discrète, elle se dévoile parfois sans exhibitionnisme et vous invite à l’occasion de la célébration de son 250ème anniversaire à la rencontrer à visage découvert pour connaître ses valeurs, ses idées, ses actions.
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| Convent 2008 : la mixité au GODF se précise. |
Dans une association ordinaire, un débat sur la mixité serait ridicule. Et les francs-maçons aujourd'hui hostiles à la mixité ne sont pas à considérer comme des machistes ou mysogines. La différence entre une association ordinaire et la franc-maçonnerie résulte de l'initiation, ce processus intime qui engage l'individu sur la voie d'un partage d'émotions et d'affectivité, processus qui est inexistant ou moins prégnant lorsqu'on est membre d'une association culturelle, syndicale ou sportive.
Travailler en loge suppose une intimité qui, sans être disproportionnée, consiste à établir des liens affectifs, amicaux, fraternels forts. Cette intimité suppose, pour certains maçons, que l'on partage avec les autres membres de la loge, l'intégralité des émotions et des comportements et, par conséquent, exigerait que cette intimité ne puisse être altérée par les différences sexuelles.
L'égalité sociale entre hommes et femmes ne fait pas le moindre débat pour les francs-maçons : les conquêtes des droits pour les femmes ont été, pour certaines, des conquêtes de francs-maçons hommes (rappelons notamment la légalisation de la contraception). Mais égalité ne signifie pas identité : les comportements émotifs des hommes et des femmes diffèrent. Lorsque ces comportements émotifs sont au coeur de l'engagement maçonnique, certains francs-maçons, hommes ou femmes, préfèrent ne pas altérer la sincérité de leur travail en loge par la mixité. Ils ou elles préfèrent alors travailler entre hommes ou entre femmes.
Cette position est tout à fait respectable et ne constitue en aucun cas une attitude rétrograde, comme on pourrait le croire, en feignant d'ignorer la portée singulière de l'engagement maçonnique.
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